Baiao.Connu aussi comme , le bahianais, est une danse populaire de la région du nord-est, de l'Etat de Bahia à celui du Maranhao. Les mouvements vifs de la danse sont
accompagnés par un rythme syncopé.
Batuque.Originaire d'Angola et du Congo, est peut-être la première danse brésilienne, signalée au début du 18ème siècle. C'est une ronde avec un soliste au centre entouré
par les musiciens et par le public. La chorégraphie consiste en mouvements des hanches et piétinements, marqués par des claquements des mains et des doigts. Le roulement des danseurs se fait par
le biais d'un mouvement de rencontre des nombrils, l' Par extension, ce nom fut donné à certains rythmes marqués par une forte percussion.
Berimbau.Instrument d'origine africaine composé d'un arc en bois monté sur une calebasse, et tendant une corde que l'on frappe avec une baguette. Instrument
aujourd'hui qui rythme la capoeira.
Bloco.Groupe organisé, dont le nombre de participants reste variable, avec le but de défiler dans les rues pendant le carnaval.
Bossa Nova.Le "intellectuel" créé par la bourgeoisie blanche de la zone sud de Rio de Janeiro pendant les années 50. Il s'agit d'une variation sur le rythme originel qui
incorpora l'influence du jazz. La changea l'accentuation rythmique en créant une nouvelle façon de chanter, douce et intimiste. Le succès mondial est venu après un festival au Carnegie Hall
deNew-York, en 1962. Joao Gilberto, Tom Jobim, entre autres, sont les représentants de ce courant.
Candomblé.
Cultes afro-brésiliens, et spécialement afro-bahianais, où sont présents les esprits ou présences orixas (cultes d'origine yoruba) ou
vauduns (d'origine fon).
Capoeira.
Lutte, danse, sport de combat, chant, rythme et musique, elle s'est développée au long de l'histoire brésilienne sur les bases culturelles des esclaves africains, des natifs brésiliens, des
européens colons. Son évolution suit celles politiques, économiques, géographiques et autres du peuple brésilien.
Elle s'est implantée depuis la seconde moitié du 20ème siècle dans le reste du monde en tant que discipline et/ou art à part entière, qui se transmet soit dans des cours, soit par la filiation de
maîtres et de professeurs.
Carioca.
Kari, blanc, Oca, maison : La maison des blancs en langue tupi. Relatif à Rio de Janeiro. Habitant de Rio.
Casa grande.
Maison des maîtres esclavagistes à l'époque de la colonie et de l'Empire brésilien.
Cavaquinho.
Petite guitare à quatre cordes.
Congado.
Sorte de danse dramatique, les congos ou congados, d'origine africaine, recréent dans une action dramatique la vie et les coutumes tribales. Ce genre de manifestation, où l'on
met en scène la célébration du couronnement d'un nouveau roi, reste très présents dans le folklore de la région Sud-Est du Brésil.
Forro. Désignerait à l'origine les bals populaires du nord-est du Brésil. Musique et danse sont devenues très à la mode ces dernières
années dans le centre-sud du pays.On dit aussi qu'en anglais on disait "for all" pour désigner ce moment, cette danse et cette musique "pour tout le monde", expression qui
aurait donné "forro".
Forrobodo. Désordre, confusion, fête.
Frevo. Danse de rue et de salon. Originaire de la ville de Recife, capitale de l'état du Pernambuco. Le Frevo est à la fois musique et danse typique du carnaval pernambucain.
Malandragem. Signifie quelquechose comme "voyou". Utilisé en Capoeira pour évoquer la ruse, la feinte. Jogar a Capoeira com malandragem signifie user de ruse avec son
adversaire et dans la construction et le ressenti de son jeu.
Malandro. Voyou, mauvais garçon. Au début du siècle, le malandro représente l'image d'un personnage populaire carioca, malicieux, malhonnête et bohème.
Mandinga. Le sens du mot est lié à la sorcellerie et la magie, et aux origines africaines. La Mandinga en Capoeira est associée à l'habileté mêlée de
ruse, de feinte, de savoir.
Pagode. Fête ou divertissement entre amis avec musique et danse. Style musical, proche du Samba, mis en valeur dans les années 80 par les compositeurs cariocas et devenu très populaire au niveau national dans les années 90 dans les médias par des groupes musicaux bahianais.
Samba.
La samba est une construction musicale faite sur une mesure binaire et un rythme syncopé. C'est sur cette forme basique que toutes les formes de samba existantes aujourd'hui se construisent. Le Samba est joué par des instruments à corde (le cavaquinho et autres types de guitares) et par des percussions. Mais l'influence d'autres genres musicaux (choro, jazz) l'a enrichi d'autres instruments ; flutes, cuivres.
Officiellement, la première chanson enregistrée sous l'appelation de Samba date de 1917 et s'intitule "Pelo telefone" ("par téléphone"). L'apparition de la radio en 1922 permit au Samba de conquérir le marché musical brésilien en transgressant les barrières sociales et en gagnant la classe moyenne.
Samba-Choro. Dérivé du choro instrumental, présente une plus grande complexité dans la mélodie et l'harmonie.
Samba-reggae. Genre musical né à Salvador de Bahia dans les années 80 de la fusion de différents rythmes d'origine africaine y compris la samba et
le reggae, ou encore l'ijexa du candomblé. Considéré comme un produit de la culture afro-bahianaise. Les bases de la musique en sont les sonorités afro-américaines
exécutées par une batterie de tambours de différentes sortes. Musique, paroles des chansons et danse s'associent pour célébrer l'univers de la culture afro-bahianaise.
Samba-de-Breque.
Du mot anglais break, elle se caractérise par un arrêt dans la musique qui permet une intervention parlée du chanteur. Le grand nom du
Samba-de-breque fut le chanteur Moreira da Silva qui immortalisa la figure du sambiste malicieux, typique des plages cariocas, le malandro.
Samba de gafieira.
Dansé, depuis les années 1940, dans les cabarets et gafieiras très répandus dans les quartiers de Botafogo, Catete et dans le centre-ville
de Rio de Janeiro (on y trouve encore d'excellentes maisons de danse, telles que la fameuse Estudiantina).
Samba-Enredo.
Thème des défilés du carnaval toujours
inspiré de l'histoire et de la culture brésilienne.
Samba-Exaltaçao.
Variante du Samba-Cançao, apparue sous le régime nationaliste de Getulio Vargas, qui va chercher son inspiration dans les thèmes patriotiques dont Aquarela Do Brasil (1939) d'Ari Barrso reste le
plus grand représentant.
SENZALA.
Habitation des esclaves dans la propriété de leurs maîtres. Elle pourrait être une grande pièce accouplée à la maison des maîtres (la casa grande), ou une bâtisse à
part. D'origine africaine, le mot signifie "logement", "habitation".


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